La méthode EPC

Origine

La méthode EPC (Event Process Chain) tire son origine de travaux universitaires auxquels a participé le professeur Scheer. Elle a débouché sur une démarche méthodologique nommée ARIS (Architecture of Integrated Information Systems) qui sera le foncement de la gamme d’outils du même nom.

Loin d’être une approche « propriétaire », la représentation d’un processus au travers d’un enchaînement de tâches déclenchées par (et débouchant sur) des échanges d’information, quel qu’en soit le support (ce qui distingue l’événement de la donnée), est un principe repris par de nombreux outils de modélisation.

Principes

La conception de l’architecture de système d’information intégré repose sur un concept d’intégration dicté par une vision globale des processus de l’entreprise. Elle se base sur un modèle développé contenant toutes les caractéristiques nécessaires à la description de processus d’entreprise. Le modèle complexe qui en résulte est décomposé en plusieurs vues. Cette décomposition par vues permettant de procéder à leur description à l’aide de méthodes adaptées à chacune d’entre elles. Les relations entre vues sont ensuite prises en compte et regroupées pour une vue générale des processus.
Dans une deuxième étape on s’emploiera à réduire la complexité de l’architecture en distinguant plusieurs niveaux descriptifs. Les diverses méthodes sont classées en fonction de leur degré de rapprochement avec les techniques de traitement de l’information. Cela permettra d’obtenir une description approfondie de tous les aspects depuis la problématique de gestion d’entreprise jusqu’à la transposition technique.

Les vues descriptives

Le point de départ de l’observation est un processus de l’entreprise.
Ce processus est déclenché par un événement (recevoir une réclamation client) qui déclenche une fonction ou opération (enregistrer la réclamation). Cette opération requiert des descriptions de l’état d’environnement du processus (données pertinentes client commande). Le traitement de l’opération peut à son tour modifier l’état des objets environnementaux.

Les processus sont exécutés par des collaborateurs qui appartiennent à des services. Ces services utilisent des ressources et mettent en œuvre des techniques de traitement du système d’information pour exécuter leurs tâches.
Le résultat d’une opération est un événement résultant (réclamation client enregistrée) qui à son tour déclenchera d’autres opérations.

EPC

Modèle d’un processus

Les composants requis pour décrire un processus dans cette méthode sont :
– les événements ;
– les fonctions ou opérations ;
– les états ;
– les utilisateurs ;
– les unités organisationnelles ;
– les ressources techniques de traitement de l’information.
Si tous les effets sur tous les éléments du processus devaient être pris en compte pour chaque opération observée, le modèle serait bien trop complexe et illisible.

Afin de réduire la complexité, la vue d’ensemble est décomposée en différentes vues :
– la vue données ;
– la vue fonction ;
– la vue organisationnelle ;
– la vue ressources ;

La vue ressources est représentée par des modèles qui sont sous forme de concept life-cycle qui défini différents niveaux descriptifs qui se distinguent par leur proximité aux techniques de traitement de l’information.
Une subdivision en trois partie est utilisée dont l’énoncé économique du problème est le point de départ :
– les règles de gestion (modélisation sémantique) : représentation formalisée du concept d’application de gestion d’entreprise pour servir de base à une transposition dans les techniques de traitement de l’information ;
– Le concept informatique : méthodes ou transactions exécutant des fonctions ;
– L’implémentation : le concept informatique est converti en composant informatiques matériels et logiciels concrets
Ce concept permet d’établir des champs descriptifs définis par les vues et les niveaux descriptifs de l’architecture.

La méthode EPC