DSI / Fonctionnel : l'entente cordiale et la fin de l'appli-bésité

logo97.gif La multiplicité des applications au sein de l’entreprise grève les budgets de la DSI et empoisonne les relations avec les fonctionnels. Pour y remédier, faut-il encore qu’ils partagent le même langage et les mêmes outils !

Les chiffres se suivent et se ressemblent. Il y a quelques semaines, on nous annonçait que 25% des applications informatiques n’étaient pas utilisées dans l’entreprise. Aujourd’hui, une étude conduite par Coleman Parkes Research pour le compte d’HP estime que 5,8 % des budgets informatiques sont consacrés à des applications sous-utilisées qui accaparent des budgets et des ressources humaines qui pourraient être consacrées à l’innovation. Deux chiffres, une même réalité. Avec l’infobésité, l’appli-bésité semble être les maladies de ce début de siècle. Plus que le nombre, l’appli-bésité se caractérise par une sous-utilisation des applications proposées et une capacité discutable à répondre aux besoins des directions fonctionnelles.

Les conséquences sont particulièrement nombreuses et désastreuses : 

• En terme de coût d’abord : 16 milliards de dollars à l’échelle européenne dépensés inutilement en maintenance !
• En terme d’investissement : les sommes ainsi gaspillées viennent inévitablement grever les budgets. 
En terme d’innovation : en consacrant son temps à de la maintenance, la DSI ne travaille pas à la modernisation du SI et joue forcément moins le rôle de moteur de l’innovation qu’elle le devrait 
En terme de collaboration : DSI et directions fonctionnelles se renvoyant systématiquement la faute l’un sur l’autre, la gestion des projets s’en trouve altérée !

On le voit, l’appli-bésité est un mal qui ronge le système d’information et sape l’entreprise de l’intérieur. Loin de nous l’idée de vouloir trancher en faveur de l’une ou l’autre des parties, tant il semble évident qu’entre les directions fonctionnelles et la DSI, les torts sont partagés. On pourrait longtemps débattre sur les écarts de perception, les sensibilités et les attentes des uns et des autres mais reconnaissons aussi qu’ils ne sont pas beaucoup aidés par les éditeurs cette fois-ci.

On met souvent en avant la différence de perception, le niveau d’abstraction pour justifier les incompréhensions entre la DSI et la direction fonctionnelle. Évidement ! Ils ne parlent pas forcément le même langage et ils ne partagent pas les mêmes outils. On pourra rétorquer que très souvent, ils ont en commun un tableur ou un traitement de texte. C’est vrai, mais il est rare tout de même que les dessins, schémas et autres descriptifs puissent facilement être utilisés tels quels par la DSI. De la même manière, les mots entre informaticiens et fonctionnels ne revêtent que rarement les mêmes réalités. Si tant bien même, ils parlent de la même chose, le périmètre n’est pas identique, loin s’en faut !

Bref, tant que les fonctionnels et la DSI ne partageront pas le même outil de conception, il est fort à parier que l’on ne réglera rien, que le fossé entre les deux continuera de s’accroitre et la gabegie aussi.

Aux éditeurs de jouer et de réconcilier ces deux mondes qu’ils ont contribué à diviser. A eux désormais d’accompagner l’entreprise à sortir de l’appli-besité, et de proposer un outil unique. Si l’on se risque à un cahier des charges, disons que:

  pour le fonctionnel, ce générateur d’applications doit permettre de bâtir facilement la carcasse de l’application, laquelle carcasse pourra être reprise en toute simplicité par les informaticiens. La solution doit également permettre l’échange avec la direction générale pour défendre et/ou proposer un projet. Il doit enfin être agile pour faciliter les adaptations rapides. 
pour l’informatique, le générateur d’applications doit permettre de comprendre et de reprendre facilement le cahier des charges du fonctionnel. Il doit offrir des capacités d’intégration avec le système d’information et enfin il doit pouvoir s’enrichir d’exemples ou d’intégrations déjà réalisées.

Ce cahier des charges, c’est celui de la prochaine version de VDoc qui offrira un environnement de travail commun aux fonctionnels et aux informaticiens. L’appli-bésité n’a plus qu’à bien se tenir !

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Source : VDoc Blog

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