Documation 2012 : "Notre objectif à long terme, c'est d'avoir une communauté autour de l'évènement"

Mélanie HuidoEntretien avec Mélanie Huido, Responsable Commerciale du Salon Documation, qui se déroulera les 21 et 22 mars prochains au CNIT de la Défense
Documation, ce sont des chiffres en croissance à chaque nouvelle édition. Plus de conférence, plus d’acteurs, c’est proportionnel au marché de la GED ou simplement le symptôme du succès ?
– Je pense que c’est une combinaison des deux. On a en effet de nouveaux acteurs qui se présentent sur le secteur, et ceux qui étaient déjà présent commencent à communiquer aussi. Chacun veut se faire une place sur le marché, concurrencer les gros acteurs. Il faut aussi reconnaître qu’en mars, le rendez-vous tombe à pic, pour le début des projets de l’année 2012 et cela permet de rassembler pas mal de monde sur le salon. Le volume de visiteurs témoigne, je pense, de cet effet.
Le salon regroupe également plusieurs satellites, comme le Labo Innovation, le pavillon Communication technique. Une volonté d’enrichir le sujet au-delà de la dématérialisation et de la gestion documentaire ?
– On essaie d’innover, et de répondre à des demandes, on est quand même sur un métier qui évolue, avec des thématiques satellites autour de la gestion de l’information, qui nous permettent à nous aussi d’enrichir notre contenu. C’est pour cela qu’on avait fait l’espace Conseil, le Labo Innovation, des opérations qu’on essaie chaque année. Pour l’espace Conseil, on a des cabinets qui viennent directement sur le salon, ou qui ont d’autres besoins, qui ne veulent pas forcément être dans un espace dédié. Sur le Labo Innovation, on avait touché l’année dernière la partie 3D et la réalité augmentée, et pour 2012, on a d’autres acteurs sur ces problématiques et ces technologies là, qui viennent en direct. Je pense à Diginex, je pense à 4D Concept, qui sera présent en tant qu’exposant pour présenter ces problématiques.
Ce sont des opérations qui nous donnent l’opportunité de lancer des choses, comme cette année, où nous avons fait un focus sur le Pavillon Communication Technique. C’était des exposants qui ont testé le principe, tout seul, pour prendre la température du salon, et le constat a confirmé que ce sont des thématiques importantes, demandées par les visiteurs. Donc nous mettons en avant, nous structurons autour des tendances.
L’inclusion du MIS répond-elle à de nouvelles problématiques que Documation à lui seul ne pouvait couvrir ?
– Encore une fois, comme nous sommes un salon qui traite de nombreuses thématiques généralistes, il y a un besoin de structurer quelques problématiques, notamment cette partie stratégique. Cela permet d’avoir une zone réellement dédiée, une forte communication sur des sujets parallèles, on se détache un peu du document, pour évangéliser auprès des dirigeants, des fonctions stratégiques. La gestion de l’information, le contenu, les innovations autour du collaboratif, les réseaux sociaux, on en parle depuis 3-4 ans sur le marché et sur Documation, mais on essaye d’arriver à maturité de ces offres. Parce qu’on parle de dématérialisation d’un côté, de l’autre on parle de RSE. Il faut vraiment arriver à identifier et hiérarchiser tout cela.
Le dispositif de communication 2.0 de cette année est le tournant le plus marquant du salon. C’est une initiative qui suit l’adoption par les entreprises des différents canaux de collaboration et de diffusion ?
– Si vous le prenez sous un angle média/salon, il y a peu de salons qui mettent en place ce genre de dispositif. En tous cas, sur le marché de la GED, on n’a pas encore vu d’équivalent. Donc, juste en prenant le média/salon sans le marché Documation, c’est une façon d’innover et de faire évoluer le produit/salon, pour fédérer une communauté : Fédérer nos contacts, les éditeurs, les partenaires, les exposants, pour contrer cette saisonnalité. Le salon se résume souvent à deux jours, mais la préparation commence pratiquement un an à l’avance, donc cela nous permet de maintenir le contact plus longtemps au cours de l’année, et pour être une plateforme d’information, de contenu. Là par contre, on colle à notre marché qui est Documation.
Que vous a apporté Archimag dans cette démarche, d’ailleurs ?
– C’est le partenaire exclusif éditorial. Reed Expositions est un organisateur de salons, donc nous ne produisons pas forcément de contenu. D’où notre association avec Archimag, pour qu’on puisse créer du contenu et pas seulement relayer un contenu. C’est pour cela qu’on a fait un partenariat fort avec le principal acteur du marché de la GED.
On adresse des messages bien particuliers en fonction des cibles et des thématiques. Depuis un moment déjà, nous avons arrêté de faire de la communication massive, nous choisissons notre discours en fonction des acteurs présents sur le salon, et des activités de notre public, que ce soit marketing, financiers, documentalistes. L’objectif est avant tout d’adresser le bon message.
Ce dispositif épaulera un contenu particulièrement dense, bien que lui aussi ciblé par thématiques. Des conférences à ne manquer sous aucun prétexte sur cette 18e édition ?
– Notre comité de pilotage se réunit en septembre afin de définir justement les thématiques phares à ne pas rater chaque année, et l’on a ainsi identifié « La gouvernance de l’information », car clairement il ne fallait pas passer à côté. On en a fait une conférence particulièrement importante, c’est d’ailleurs notre première plénière. On y parle de la manière dont la fonction Document Information Manager s’intègre en entreprise sur les nouveaux processus, on y développe l’importance de la mise en place d’une gouvernance documentaire.
L’autre plénière concerne plutôt la mise en valeur de l’information. Comment les visuels, les images et tous les documents autres que le texte peuvent nous aider à souligner l’information et à mettre en avant la pertinence d’une donnée, c’est une conférence qui sera menée par Google Maps et Patrick Kauffman.
La liste des conférences comprend d’ailleurs principalement des intervenants qui ne sont ni mineurs ni émergents dans le domaine de la gestion documentaire.
– Il est clair que c’est un gage de confiance, on est vraiment content que ce soit des acteurs aussi prestigieux qui nous soutiennent.
Si l’on suit votre logique d’organisation, dès la fin du salon, vous réfléchirez déjà à l’édition suivante. Quels projets voyez-vous se définir, aimeriez-vous concrétiser à l’horizon Documation 20 ?
– Cette année est marquée par le lancement du dispositif 2.0, mais notre objectif à long terme, c’est d’avoir une communauté autour de l’évènement. On aimerait que ce soit actif, et que cela contribue au marché.
En tant qu’organisateur c’est stimulant de pouvoir mettre en relation tous ces différents acteurs et de faire le buzz sur des nouveautés ou des innovations. Je pense que c’est vers cela qu’on se dirigera, en essayant d’être précurseurs et de mettre en lumière des thématiques ou des start-ups.

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