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Version 2000 des normes ISO : les incidences sur votre système Qualité |
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Nous avons déjà détaillé les principes qui ont conduit les instances normatives mondiales à une nouvelle version des normes ISO (cf Pourquoi une nouvelle version de la norme ISO ?).
Toute entreprise déjà certifiée se pose logiquement la question pratique de l'incidence opérationnelle de ces changements sur son système Qualité pour qu'elle puisse pérenniser le label obtenu dans l'ancienne version.
La première incidence est un délai : le 31 décembre 2003 pour être en conformité avec ces nouveaux principes.
Ensuite, l'étendue des tâches dépend largement du fait que l'entreprise ait déjà décrit son organisation en termes de Processus ou non.
Si c'est le cas, c'est que l'approche Qualité est au centre des préoccupations et que les notions d'amélioration continue ne lui sont pas étrangères. La conformité à la nouvelle norme ne devrait pas se traduire par une charge de travail considérable.
Si, au contraire, l'approche processus n'a pas été mise en œuvre, on peut imaginer que le système Qualité avait pour principal objectif l'obtention de la certification : la phase d'adaptation à la version 2000 risque d'être plus lourde. C'est l'occasion de mettre en œuvre un véritable outil de management au service de la performance de l'entreprise, l'entreprise peut néanmoins attendre un véritable retour sur investissement.
Mais revenons sur les implications concrètes de la version 2000 au niveau du système de gestion de la Qualité :
- la Procédure écrite (dite "documentée") n'est plus la référence ;
- les domaines de contrôle ne sont plus limitatifs ;
- le système de gestion de la qualité s'intéresse à la mesure de la performance dans le temps et plus seulement au constat de la conformité à un référentiel de "best practices".
Moins de contraintes de formalisation
Très souvent la mise en œuvre d'une démarche Qualité a abouti à la rédaction d'une quantité considérable de procédures écrites (dites "documentées"). La version 2000 laisse le soin à l'entreprise de décider dans quels domaines un tel niveau de formalisme est souhaitable, ne l'imposant que dans six cas : la maîtrise des documents, celle des enregistrements, l'audit interne, la non conformité, l'action corrective et l'action préventive.
Un périmètre plus souple
A la liste nominative des domaines de contrôle de la version 1994 se substitue un périmètre plus général : l'ensemble des domaines concuurant à l'objectif final de satisfaction du client ; cela évitera de décrire des domaines peu pertinents pour l'entreprise mais amènera souvent à couvrir des sujets non décrits jusqu'alors (notamment dans les processus amont des fournisseurs clés).
L'accent sur l'amélioration continue
A l'objectif de conformité à un système de gestion de la qualité performant se susbtitue l'objectif beaucoup plus fondamental de la performance elle même.
Ce qui suppose :
- de définir les critères de mesure de cette performance ;
- de pouvoir la mesurer régulièrement ;
- de chercher à l'améliorer en permanence.
Là réside le principal impact du repositionnement des normes ISO mais également le principal intérêt : d'un simple système de gestion documentaire de la Qualité, le S.M.Q. (Système de Management de la Qualité) doit devenir un véritable outil de pilotage pour l'entreprise.
En cela l'environnement normatif rejoint les préoccupations de tout entrepreneur et les normes de Qualité reviennent à leur objectif premier : être un outil de meilleure gestion.
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