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Solutions de mise en œuvre d'une démarche ABC/ABM
Une
première solution pour la mise en œuvre d'un modèle ABC/M est
l'utilisation d'un développement spécifique ou du type tableur. Cette
solution est adaptée pour la mise en œuvre d'un modèle simple ou pour
une phase d'expérimentation, mais elle se montre lourde et complexe
pour un modèle élaboré, la maintenance devient vite difficile et
onéreuse, avec de surcroît un risque de perte ou d'altération des
informations.
Pour les organisations utilisant un ERP, une
deuxième solution consiste à intégrer le modèle ABC/M dans l'ERP
existant. Cette seconde solution peut, dans certains cas, présenter des
avantages en termes de coûts de mise en œuvre, mais elle devient très
vite limitée en matière de fonctionnalités offertes par l'ERP pour les
allocations complexes (du type réallocation de coûts, gestion des
services partagée...). De plus, les modules ERP sont interconnectés et
basés sur des enregistrements transactionnels, le modèle d'allocation
est donc dépendant des autres modules, et le modèle devient alors peu
flexible et inadapté à la simulation des coûts. Enfin, rappelons que
certaines données nécessaires au modèle ABC/M sont des données externes
et n'existent pas forcément dans l'ERP.
C'est principalement
les contraintes des deux solutions ci-dessus, qui incitent les
organisations à opter pour un troisième choix : l'utilisation d'un
outil spécifique. Ce gain d'intérêt, pour les outils spécifiques, est
perceptible, par les retours que nous avons de nos clients, et par la
multiplication de séminaires et forums dédiés au costing et à la
profitabilité. Cette tendance est aujourd'hui confirmée par le
positionnement des grands éditeurs sur ce marché, qui ont réalisés des
progrès technologiques majeurs par le biais d'acquisition ou
développement de solutions spécifiques pour le pilotage des coûts
(outils basés sur les "best practices" de la méthodologie ABC/M).
SAP
et SAS sont incontestablement leaders grâce à leurs solutions 'SAP
Profitability & Cost Management' (ex ALG Software, racheté par
Business Objects en 2006 puis par SAP en 2007) et 'SAS ABM' (ex Oros
ABM, racheté par SAS en 2002), mais Oracle s'intéresse aussi à ce
créneau et a lancé en juillet dernier son produit 'Hyperion
Profitability and Cost Management'. Enfin notons aussi la présence des
éditeurs spécialisés comme Acorn, FocusData, Mage, Adgil,...
Mise en œuvre dans un outil spécifique
Les
outils spécifiques (pour les PME et les grandes entreprises) ont la
particularité d'être indépendants des systèmes opérationnels, ils sont
flexibles et modulables, faciles à implémenter. De plus, même s'il est
nécessaire de travailler dans un premier temps sur du réel avant
d'engager une approche prédictive, ces outils offrent nativement des
fonctionnalités de simulations du type "What if ?".
Afin de
garantir un paramétrage pragmatique des modèles d'allocations dans un
outil spécifique, et ainsi éviter que la solution finale devienne une
"boîte noire", il est primordial que l'implémentation soit flexible,
évolutive et surtout, simple à administrer et à maintenir par le
métier. Nous pensons que ce type d'implémentation n'est possible que
par une démarche itérative, qui tient compte, non seulement des
activités déjà modélisées et validées par l'organisation, mais aussi
des priorités en termes d'importance de l'activité et/ou la couverture
géographique (il est par exemple peu utile de modéliser de manière
spécifique une activité représentant 1% des coûts, il serait plus
avantageux, pour la lisibilité du modèle, d'homogénéiser, ou regrouper
ce type d'activité).
L'implémentation doit aussi tenir compte du
niveau d'automatisation de la collecte des données et le
rafraîchissement du modèle souhaités par l'organisation. Pour certains
de nos clients, tous les flux d'alimentation doivent être
industrialisés dans le département informatique avant de venir
alimenter le modèle. Tandis que pour d'autres, l'outil ABC/M est
considéré comme un outil "métier" à part entière, et le
calcul/simulation ne doit donc dépendre que du métier (la plupart des
outils spécifiques sont du type "All In One", et permettent, si
nécessaire, une maîtrise complète du modèle par le métier, depuis
l'intégration des données jusqu'à la création et publication de
rapports).
Enfin, rappelons que les délais d'implémentation
varient en fonction du nombre de processus et de leurs complexités. A
titre d'exemple, nous avons implémenté dans SAP PCM, en moins de 3
mois, pour un de nos clients dans le domaine bancaire, une solution
avec une quinzaine de grands processus opérationnels (sur une
méthodologie d'allocation validée au préalable), représentant un niveau
fin de près de 600 sous-activités sur 12 territoires.
Gestion par activités pour un pilotage des coûts
En
conclusion, nous pensons qu'une comptabilité ABC/M vient compléter la
comptabilité analytique d'une organisation et apporte une vision
partagée. Le succès de son élaboration est particulièrement lié à la
phase de cadrage et d'analyse des objectifs clairs de l'organisation.
Une attention particulière doit être portée à la collecte des données.
Des outils matures existent aujourd'hui, et sont particulièrement
adaptés aux logiques de "consommation" et sont assez flexibles pour
être mis à disposition des fonctionnels. L'implémentation dans un outil
de ce type doit se faire de manière itérative en tenant compte des
priorités de l'organisation. Enfin l'enseignement que nous retirons des
retours clients ayant élaboré et implémenté l'ABC/M est le suivant :
En
favorisant la transparence, grâce à une traçabilité complète des coûts
directs/indirects, engagés ou budgétisés, et la communication, grâce à
un langage consensuel entre les financiers et les opérationnels,
l'ABC/M rend possible, entre autre, le pilotage des coûts (et de la
rentabilité), grâce à l'identification des objets de coûts porteurs de
valeur ajoutée.
Auteur: Micropole-Univers
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