Actualité
News
La stratégie 2012 de Software AG : L'intime conviction du Cloud | La stratégie 2012 de Software AG : L'intime conviction du Cloud |
|
|
| 09-12-2011 | |
|
A l'occasion du Press Day
organisé par Software AG, nous avons pu assister à un faisceau de présentations
qui nous ont exposé la direction que l'éditeur compte prendre d'ici fin 2012,
aussi bien sur le plan technologique que marketing. Des axes qui font
actuellement débat au sein de l'industrie, car ils concernent l'éclatement ou
la dématérialisation de l'outil.
Pour comprendre cette
orientation, il faut se pencher sur la manière dont l'éditeur s'est défini,
dans une période de consolidation. Sa croissance, détaillée en courbes et
histogrammes empilés par Anrd Zinnhardt, son Directeur Financier, est en effet
le fruit de rachats raisonnés et d'une diversité de l'offre, qui ont permis de
traverser les années de crise en attirant de nouveaux clients.
Faire rimer "Lean IT" avec "Agility", quel qu'en soit le prix
Par opposition à un nivellement par l'outil unique Tout-en-Un, M. Streibich croit que l'éclatement de l'outil, l'unbundling, pourra rétablir la couche d'agilité en désolidarisant les silos d'application. Il attribue cette approche au marché américain, chez qui la donnée est séparée en tronçons pertinents de Big Data, entre analytique et transactionnel, animés par une logique de processus. "Un collier de perles reliées entre elles par un fil de processus", selon l'image employée par M. Streibich.
Ne serait-ce que par cette
volonté de segmenter son offre, l'éditeur suit une tendance émergente chez les distributeurs
d'OEM, y compris chez Microsoft, où l'on tend à éliminer le "crapware", c'est à dire toute
application jugée inutile d'un point de vue utilisateur. La croissance du
Software as a Service et des outils à la carte confirme que les clients ne veulent
que des fonctions pertinentes, ce qui amène des réponses logicielles divergentes:
Le PDG de Software AG a
ainsi dû exposer la notion d'IT 3.0, une ère du SI qui correspondrait à
l'avènement du Cloud Computing privé, d'une entreprise numérique agile dans
laquelle on ne remplace pas les éléments, mais où on les enrichit par la
technologie pour en améliorer la performance.
Une perspective optimiste, qui n'occulte pourtant pas le fait que le Cloud public, dont Software AG assurera la maintenance, les mises à jour des outils, en automatisant depuis la plateforme des services auparavant dispensés et contrôlés par l'IT, réduira son influence à l'administration des Cloud privés.
Malgré les risques que
comporte cette réforme de l'architecture d'entreprise, Wolfram Jost, le
Directeur Technique de Software AG, ne cache pas ses certitudes à l'égard du
Cloud et de l'In-Memory. La technologie acquise au travers de Terracotta a
ouvert la porte à l'implantation du cloud, en injectant une certaine couche
d'agilité dans l'accès aux données. "Si
vous saviez le temps qu'on perd à regarder un petit sablier ou une petite roue
tourner sur son bureau, en attendant que l'information arrive sur son poste, si
vous deviez calculer le coût de ces heures perdues, alors le choix vous
apparaîtrait évident" explique-t-il.
Une technologie en question(s)
Pour Wolfram Jost, Software AG répond à un désir client tout en voulant précéder son évolution, car si c’est l’utilisateur qui définit les tendances et a imposé la nécessité du collaboratif, de l’ergonomie, de la mobilité, c’est l’éditeur qui doit ensuite exploiter ces besoins pour stimuler d’autres besoins subséquents. Comme on pourrait dire que l’In-Memory assure l’intérim du Cloud, que l’unbundling fera celui d’une offre Software as a Service éclatée, l’émergence du PaaS semble quant à elle boucler cette stratégie de focalisation client.
Certains observateurs tirent déjà un parallèle entre le rassemblement des professionnels sur une plateforme universelle, où chacun personnalise son expérience utilisateur, avec le conditionnement communautaire initié par Facebook. Une communauté implique par contraste l’exclusion des extra-communautaires, et les analystes se demandent si, tout comme on regarde en biais celui qui a refusé de faire partie des 800 millions d’amis de Mark Zuckerberg, les entreprises hors du Cloudseront considérées comme des opposants au changement, ce qui nuirait à leur image et à leur valeur perçues.
Symptôme de ces questionnements au sein de l’industrie, le "Cloudwashing", soit la requalification abusive de solutions ou architectures classiques en "Cloud ready", pour faire croire aux clients potentiels qu’on appartient au Club du Cloud. Un comportement qui inquiète M. Jost, car il entretient une certaine confusion sur la technologie.
Ciel couvert à l'horizon du Cloud
Le Cloud, quoiqu'en dise
Karl-Heinz Streibich, sera un élément perturbateur de cette industrie. En ce
sens, Wolfram Jost a dégagé les enjeux immédiats de la mutation à venir :
"le cloud conditionnera la façon
dont le logiciel sera consommé, distribué et construit".
Une sélection naturelle dont l'IT Guy est devenu, malgré lui, l'espèce en voie de dématérialisation.
En savoir plus sur Software AG
A lire également sur le même thème :
|
| < Précédent | Suivant > |
|---|
| Qui sommes-nous |
| Contactez-nous |
| Rejoignez-nous |